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De la difficulté d’être mère

J’ai toujours dit que je ne voulais pas d’enfants, que ce n’était pas pour moi, pas mon truc. Je ne me suis jamais émerveillée sur les enfants des autres, trouvant les bébés rarement beaux. Je ne crois pas en l’instinct maternel et je suis certaine (encore maintenant malgré ma fille) que je ne l’ai de toute façon pas.

Pourtant, je suis devenue maman.

J’ai beaucoup hésité face à ce choix, ne devenant mère qu’à 34 ans, incapable de l’être plus tôt. Ça a été une décision compliquée et non innée. Même enceinte je me demandais parfois encore si j’avais fait le bon choix. Mon mari semblait plus sûr de lui, ce qui m’a aidé à ne pas paniquer alors que ce petit être grandissait en moi.

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Maintenant ma fille est là, avec nous depuis déjà plusieurs semaines et un petit doute, une hésitation, est toujours là. Je ne me sens pas maman. Je suis patiente avec ma fille et je pense (j’espère) bien m’en occuper. Je m’en occupe d’ailleurs énormément, car il est difficile pour elle de quitter mes bras et face à cet amour et ce besoin débordant envers moi, je reste perplexe.

Ce petit être si fragile sera-t-il heureux de m’avoir pour maman ? De mon côté, vais-je aimer cette nouvelle vie que je trouve déjà si compliquée ? Je n’ai plus de temps pour mes passions et pour moi, même mon chien me regarde d’un œil critique devant la diminution des promenades. J’avoue mal le vivre et au fond c’était ce qui me faisait peur en faisant le choix de devenir finalement maman : devenir une maman, justement !

Pour le moment je ne suis plus une artiste, je ne suis plus une gameuse, je ne suis plus une femme sexy pour mon mari (adieu ventre plat, comme j’ai hâte de te faire revenir !) j’ai tout juste le temps d’être une amie.

Je suis une mère, une maman.

Ce qui me faisait si peur c’est réalisé. Je suis devenue celles qu’il m’arrivait de critiquer, celles dont je ne comprenais ni la fatigue ni le dévouement. Autant pour moi, toutes mes excuses, être maman ce n’est pas facile tous les jours et on ne peut même pas lutter contre !

Bien sûr j’aime ma fille, bien sûr elle va grandir et me redonner un peu de liberté, bien sûr j’ai hâte de revivre « normalement » si on peu dire que je revive normalement un jour avec ce petit bout de choux collé à mes jupes ! :)

L’avenir me dira si j’arrive ou non à aimer être une maman et surtout, si je fais ça bien !

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2 comments

  1. Je me permets de commenter :)
    Moi c’est tout l’inverse, j’ai, aussi longtemps que je me souvienne, toujours voulu être maman. J’ai longtemps prit la tête à mon chéri et un jour on a eu un bébé.

    Le premier mois j’avais l’impression de marcher sur un fil, parfois j’adorais, parfois je n’aimais pas.
    Le 2eme mois est arrivé et je me suis retrouvée seule avec mon fils, complètement hors de moi (J’avais passé le premier mois en France)
    J’ai cru que jamais je n’y arriverai, il pleurait beaucoup et j’étais très vite agacée par ses larmes que seuls papa arrivait à consoler.

    Et tout ça s’est arrêté du jour au lendemain, j’ai apprit à devenir mère et plus jamais je ne me suis sentie mal. :)

    • Merci à toi pour ton commentaire qui rassure un peu.
      Le papa n’a eu qu’une semaine de congé paternité, je m’occupe donc seule de la petite depuis 1 mois et demi. Elle dort très peu (de nuit comme de jour), pleure beaucoup. C’est dur et pour le moment j’ai vraiment du mal à positiver. J’essaie tout ce qui est possible et tous les conseils pour la calmer, pour le moment rien n’a fonctionné. Aujourd’hui c’est rdv Ostéo, dernier espoir de retrouver un peu de calme.

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